Mi-juin, j'ai passé un week-end génial. En vrai, j'écris cette note le lundi 15 juin, mais vous la verrez que tard dans le fil.

Mi-juin, donc, j'ai passé un excellent week-end. Enfin, un moment vachement plus cool que toutes les merdes qui m'arrivaient depuis deux mois.

 

J'ai bu, j'ai fumé, j'ai baisé. (bouh, c'est mal, halte à la drogue, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sortez couvert, toussa toussa).

 

La personne avec qui j'étais m'a dit quelque chose d'intéressant. Elle m'a dit que c'était bien que j'aie mal. Enfin, que mon coeur se brise. C'est vrai, déjà, ça prouve que j'en ai un. Ensuite, le mec en question est incapable de faire confiance aux gens. Pour lui, le fait que je me sois entièrement ouverte à quelqu'un qui a débarqué du jour au lendemain dans ma vie, c'est bien. C'est bien que je parvienne à le faire.

C'est vrai. Mon coté paranoiaque me l'aurait interdit. Mais ce genre de moments arrive tellement rarement...

Jamais je ne retomberai dessus. Jamais, jamais jamais, c'est sûr. Tout ce qui arrivera sera différent, complètement. Alors, autant exploiter ce genre de moment, plutôt que d'essayer de se cacher.

 

Bordel, j'ai mal. C'est très difficile. C'est comme si tous les endroits qui sont sensibles étaient violemment martelés de coups, lorsque je me réveille. Mais faut vivre avec. Et ça se fait.

 

J'ai passé un week-end qui m'a permis de me poser., de gagner en indépendance et surtout en aplomb. Je pense que ce qui s'est passé m'a rassurée sur de nombreux points. Parce que, bon, avoir mal c'est une chose, avoir peur c'en est une autre.

Au jour du 15 juin, je me sens un peu mieux. Disons que comme je n'ai plus peur (ou en tout cas, bien moins), je peux plus sereinement supporter la douleur.

 

Tout ça va me permettre de réfléchir. Relire, comprendre. Et puis, bon, j'ai encore quatre ans devant moi avant d'en avoir vingt-neuf. Je ne pourrai être jugée justement qu'à ce moment-là, vous ne pensez pas ? Je pourrai avoir un avocat, qui peut-être me défendra devant  le procureur de la république.

Est-ce que j'ai besoin de ça ? De chercher une défense devant mon procès ? C'est surtout ça, la question.

 

Est-ce que mon jugement est juste ? Pas celui que j'ai vis à vis de toi, mais le tien vis à vis de moi ?

 

Et comment peut-on évoluer, quand on reçoit critiques mais pas de pistes pour grandir ?

 

Je sais bien que tu es mal. C'est pour ça que j'attendrai. Je n'ai pas un assez bon dossier pour entrer dans le bâtiment en marbre qui m'attend, je m'effondrerais au milieu du couloir, avant même de franchir les immenses portes de chêne que tu ouvres.

Je ne suis pas assez forte pour ça et je ne veux pas me faire détruire dans le hall d'entrée.